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TV Caster in Gulf-Stream green

  • 10 févr.
  • 14 min de lecture

Dernière mise à jour : 11 févr.




TV-Caster in Gulf Stream Green




Pousser les curseurs du traditionnel, proposer une philosophie.

Très jeune, je voulais fabriquer des guitares que l’on n’avait jamais vues.

Des instruments singuliers, parfois déroutants, qui sortaient volontairement des silhouettes et des codes établis. Avec le recul, je crois pouvoir dire que j’y suis plutôt bien parvenu ou du moins je suis parvenu à aboutir un design original qui a été plébiscité à maintes reprises par des musiciens et qui avait fait le bonheur des médias en quête de nouveauté et d'originalité. Cette recherche de formes nouvelles, cette envie d’explorer des territoires vierges, a longtemps nourri mon travail et mon enthousiasme.


Puis les choses ont changé.

Non pas par lassitude, quoique je trouvais que ces modèles étaient difficile à construire et assez peu consensuels, et tellement aboutis niveau design que vouloir les décliner dans d'autres versions m'aurait poussé dans des retranchements vers lesquels je ne voulais pas aller. Certains ont pris la relève et ont poursuivi dans l'exacte voie que je ne voulais pas suivre.

Ce qui relevait autrefois de l’expérimentation est devenu un courant dominant. La nouvelle lutherie s’est engouffrée massivement dans cette quête de l’originalité à tout prix, au point que le "jamais-vu" est devenu un genre en soi, une étape obligée, un graal à conquérir, peut-être pour le meilleur, mais souvent pour le pire. À partir de là, la performance devenant règle, le geste perd nécessairement de sa force et l'art est relégué au second plan.


C’est à ce moment précis que je suis revenu à mes premières amours.

Aux guitares qui ont façonné l’histoire de la musique populaire, celles qui ont été plébiscitées par des générations de musiciens, celles qui m’ont fait rêver lorsque j’étais encore plus jeune. Ces instruments, je les aborde aujourd’hui avec un regard différent : plus précis, plus exigeant, plus déférent et avec une admiration jamais cachée pour le travail visionnaire et pragmatique de Léo Fender . Je ne cherche pas à les réinventer, mais à en proposer des lectures personnelles, en poussant les curseurs du traditionnel là où l’industrie n'est pas encore allé, et en maximisant puisque j'en ai le temps, les détails qui feront la différence.

Et puis mine de rien, en comparaison avec certains, j’y vois également une forme de humilité, une mise à l'écart de l'égo -ce qui devrait plaire à ceux qui fustigent le mien- (entre nous: les pires) et que je dissimule derrière celui de M. Fender pour qui j'ai toujours clamé mon respect. Donc, plutôt que d'exacerber cet ego à travers des créations ostensiblement spectaculaires -suivez mon regard- je décline sobrement des versions discrètement inédites et profondément classiques dont le seul objet est d'être au service des besoins musicaux du musicien. Ne serait-ce que par leur côté "pratique": pratiques à entretenir, pratiques à upgrader, pratiques à modifier, pratiques à expérimenter, pratiques à pratiquer, et toutes ces évidences qui deviennent souvent secondaires dans la lutherie actuelle -je le sais, car mon quotidien à l'atelier consiste également à faire de l'entretien de tout ce qui se produit actuellement-


Dans cette logique, le choix des matériaux s’impose de lui-même.

Pour moi seules les essences traditionnelles et nobles qui ont fait leurs preuves dans la lutherie électrique. L’aulne, le frêne, l’érable, le palissandre l'acajou du Honduras, pas par conservatisme, mais parce que ces bois ont démontré, sur des décennies, leur stabilité, leur musicalité et leur pertinence; seules ces essences sont bienvenues, d'ailleurs on a toujours appelé ces bois "bois de résonnance" et très peu d'entre les bois méritent cette appelation. Il m'arrive de m'aventurer vers d'autres essences, pour des projets particulèrement custom, mais c'est justement l'exception qui confirme la règle.


J'utilise des bois qui reçoivent le qualificatif de “exotiques” simplement parce qu’ils sont locaux à telle ou telle région du monde. S'en passer est souvent présenté comme une vertu, et ne repose sur aucune réalité acoustique sérieuse lorsqu’il s’agit de guitares électriques et acoustiques traditionnelles. Là encore, le discours mérite d’être posé avec nuance.

Ma production est volontairement infime. Une nano-production, presque confidentielle, qui constitue à elle seule une forme de régulation. Elle est raisonnée par nature, vertueuse par sa lenteur même. Si j’utilise des bois nobles, parfois rares, ce n’est jamais dans une logique de consommation, mais dans celle d’une transformation minimale, précise, assumée.


Le véritable problème n’est pas l’usage élitiste de ces matériaux, mais leur consommation massive. Ce ne sont pas quelques instruments fabriqués avec exigence qui mettent en péril des ressources, mais l’effet de masse. Comme toute forme de tourisme, lorsqu’il devient un phénomène, il finit par dégrader ce qu’il prétend admirer. La lutherie n’échappe pas à cette règle et particulièrement la lutherie en guitares de ces dernières années.

Dans ce contexte, il me semble inutile — et même contre-productif — d’ajouter une couche de discours vertueux ou de green washing. La responsabilité, pour moi, se situe ailleurs : dans la justesse des choix, dans la cohérence globale, dans la capacité à faire moins, mais mieux.


C’est exactement dans cet esprit que cette guitare a été pensée et fabriquée.


La TV Caster, je la connais bien et je sais que sous ses aspects basics elle cache à la fois des trésors et des pièges. Penser que c'est une guitare facile à fabriquer est une erreur de débutant (ou d'informaticien) .


Les bases : du classique, de l'authentique

Le corps est réalisé en frêne européen.

Là encore, rien de spectaculaire, mais surtout rien d’approximatif. Le frêne européen, lorsqu’il est bien choisi, à commencer par une croissance rapide en plaine puis bien seché, bien débité, bien travaillé offre cette combinaison que je recherche : de la clarté, du rebond, de la tenue dans le grave et une réponse franche à l’attaque. C’est un bois qui ne triche pas. Il renvoie exactement ce qu’on lui donne, et c’est précisément pour cela qu’il est exigeant. Européen car il est le parfait mix entre le swamp ash américain très léger et qui peut manquer de mordant, et le black ash américain, bien trop lourd mais aux aigües tranchantes et cinglantes comme un coup de fouet.


Le manche est fabriqué à l’atelier, en érable américain. Par contre là, j'insiste sur le mot américain. Pas d’érable sycomore, pas d’érable plane, pas d'érable récupéré d'une grange quelconque et locale même si ça parle aux amateurs de circuit court et soit disant vertueux, le simple fait que je ne fasse que 10 ou 20 guitares par an est à lui seul un acte vertueux, quelque soit la provenance et la rareté des bois utilisés. L’érable américain a une densité, une stabilité et une signature sonore qui en font, à mes yeux, le bois de référence pour les manches de guitares électriques traditionnelles de type "F". Il se tient remarquablement bien, travaille sainement, et peut être utilisé sur dosse sans renforts superflus, sans ajout de carbone -dont le son signe invariablement la présence- à condition de savoir ce que l’on fait. La seule évolution que j'admet sur ces manches est la présence (invisible) d'un truss-rod à double action qui permet un contrôle total de la cambrure du manche.

La touche est issue d'un très beau palissandre indien bien sombre de tout premier choix

Les micros : là où tout se joue

Les micros sont fabriqués à l’atelier, avec des aimants américains, et pensés spécifiquement pour ce modèle. Je ne conçois pas un micro comme un simple composant interchangeable. Il fait partie intégrante de l’instrument, au même titre que le bois ou la géométrie du manche.


Le micro manche reçoit ici une finition Single Foil, exclusive.

Il ne s’agit pas d’un capot classique type lipstick de Telecaster, mais d’une feuille métallisée extrêmement fine, bien plus fine que ce que l’on rencontre habituellement. Ce détail, en apparence anecdotique, a une conséquence directe sur le son : en rapprochant les aimants des cordes, on gagne en attaque, en définition, en caractère. Le son devient plus crispy, plus direct, avec une présence très marquée, tout en conservant une vraie profondeur. Et contrairement à un capot de micro Tele chromé, cette feuille argentée est non-magnétique et de ce fait n'influence pas la captation de la corde par l'aimant.


C’est un caractère résolument vintage, mais pas nostalgique. Un son qui évoque une époque sans jamais chercher à la cloner. D’ailleurs, Fender ne s’est jamais vraiment aventuré sur ce terrain précis, ce qui rend cette approche d’autant plus intéressante à mes yeux. Et je ne boude pas mon plaisir quand il s'agit de contempler cette pièce, parfaitement à sa place et dont la cohérence esthétique colle exactement au style et à l'époque évoquée à travers cette guitare. Un jour j'écrirai la démonstration du lien étroit qui existe entre le magnétisme terrestre et celui des micros, car c'est bien le même dont il est question.



L’accastillage et les détails : le diable est toujours là

Toutes les autres pièces s’inscrivent dans un esprit vintage cohérent, mais sélectionnées avec un soin extrême.

Je me tiens volontairement à distance des reproductions approximatives et des composants bas de gamme que l’on trouve en abondance sur les grandes plateformes marchandes. Une guitare peut avoir l’apparence du vintage tout en en étant très éloignée dans le comportement, la durabilité et la musicalité.


Chaque élément est choisi pour sa justesse mécanique, sa fiabilité et sa cohérence sonore. Rien n’est là par hasard, il y a autant de cases à cocher dans mon cahier des charges qu'il y a de pièces qui composent la guitare. D'ailleurs, à propos de pièces, savez vous combien d'éléments distincts entrent dans la fabrication d'une TV Caster? Réponse en bas de page. ;)

Et mis à part la question challenge, je veux dire par là que si l'une d'elle est défectueuse, c'est toute la guitare qui est defectueuse. Chacun de ces pièce est autant de choix et de decisions à prendre.




Gulf Stream Green : prolonger l’idée, pas la copier

La finition Gulf Stream Green est sans doute l’élément le plus visible, mais elle n’est pas là que pour faire joli.

Ce coloris est totalement inédit. Il n’a jamais existé au catalogue de la marque historique, et c’est précisément ce qui m’intéressait. Il colle parfaitement à l’esprit du modèle, sans jamais tomber dans la copie ou la citation directe.


C’est un peu ça, mon travail :

partir de classiques intemporels, et en proposer des déclinaisons AAA, profondément respectueuses de leur ADN, mais libérées des contraintes industrielles et numériques. Pousser les curseurs du traditionnel au maximum, sans dénaturer, sans caricaturer, sans trahir.



En conclusion


Dans tout ce que j'entreprends, j'essaie d'apporter un nouveau souffle, un nouvel élan, en évitant de m'auto-copier, même lorsque je travaille sur de l'ancien, sur du "déjà vu" et sur ce que tout le monde fait. On peut penser que j'en fait trop, certes j'en fais beaucoup, mais je n'ai pas choisi d'être luthier pour faire les choses à moitié. De même que je n'ai pas choisi d'être luthier pour obéir.

Cette TV Caster Gulf Stream Green n’est ni une réédition, ni une interprétation nostalgique.

C’est une guitare pensée dans le détail, fabriquée lentement, avec des choix assumés, parfois exigeants, souvent invisibles, mais toujours au service du jeu et du son.


Une guitare pour celles et ceux qui savent que la tradition n’est pas une fin en soi, mais un point de départ.

Son Prix: A partir de 2500 Euros avec manche kit All parts
3200 Euros dans la version présentée avec un manche boutique.
Etui en supplément.

Financement possible en 3 et 4 fois en boutique (pas d'expéditions) sous conditions.


Et pour finir avec le jeu question : Quelle est le nombre d'éléments qui composent une TV Caster de ma fabrication: réponse: 220 pièces.

Chacune d'elle est prise en compte pour le résultat final.

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Pushing the traditional boundaries, proposing a philosophy



This is the English version of an original French article written in my workshop.


From a very young age, I wanted to build guitars that had never been seen before.


Singular instruments, sometimes unsettling, deliberately stepping away from established silhouettes and codes.

With hindsight, I believe I largely succeeded in that quest—or at least in developing an original design that was repeatedly embraced by musicians and warmly welcomed by media always hungry for novelty and originality. For many years, this search for new forms, this desire to explore uncharted territory, fueled both my work and my enthusiasm.


Then things changed.


Not out of weariness—although these models were difficult to build, far from consensual, and so fully resolved in their design that attempting to create variations would have pushed me into directions I had no desire to explore. Others took over and pursued precisely the path I had deliberately chosen not to follow.


What once belonged to experimentation gradually became a dominant trend. Contemporary lutherie massively embraced originality at all costs, to the point where the “never-seen-before” became a genre in itself—an obligatory step, a grail to be conquered, sometimes for the better, but often for the worse. Once performance becomes the rule, the gesture inevitably loses its strength, and art is pushed into the background.


It was at that exact moment that I returned to my first loves.


To the guitars that shaped the history of popular music; the ones embraced by generations of musicians; the ones that made me dream when I was even younger.

Today, I approach these instruments with a different eye: more precise, more demanding, more deferential—and with an openly stated admiration for the visionary yet pragmatic work of Leo Fender. I do not seek to reinvent these guitars, but to offer personal readings of them, pushing the traditional boundaries where industry has not gone, and maximizing—because I have the time—the details that truly make the difference.


Almost paradoxically, I also see in this approach a form of modesty and deference. A conscious stepping aside of the ego—something that may please those who readily criticize it—which I willingly hide behind that of Mr. Fender, for whom I have always expressed deep respect. Rather than exacerbating my own ego through overtly spectacular creations (you know the type), I quietly develop discreetly original yet profoundly classic versions, whose sole purpose is to serve the musical needs of musicians.


Not least through their practicality: practical to maintain, practical to upgrade, practical to modify, practical to experiment with, practical to actually play. All those obvious qualities that too often become secondary in modern lutherie—a fact I know well, since a significant part of my daily workshop life is devoted to maintaining what is currently being produced.


Within this logic, the choice of materials becomes self-evident.


For me, only traditional and proven tonewoods have their place in electric guitar making: alder, ash, maple, rosewood, Honduran mahogany. Not out of conservatism, but because these woods have demonstrated—over decades—their stability, musicality, and relevance. They are the only ones truly welcome here.

I do occasionally venture into other species for highly specific custom projects, but those remain exceptions that confirm the rule.


I use woods labeled “exotic” simply because they are native to specific regions of the world. Avoiding them is often presented as a virtue, yet it rests on no serious acoustic reality when it comes to traditional electric and acoustic guitars. Once again, this discourse deserves nuance.


My production is deliberately minimal. A nano-production, almost confidential, which in itself acts as a form of regulation. It is reasoned by nature, virtuous through its very slowness. When I use noble or sometimes rare woods, it is never within a logic of consumption, but rather one of minimal, precise, and fully assumed transformation.


The real problem is not the selective use of these materials, but their mass consumption. It is not a few carefully crafted instruments that endanger resources, but the effect of scale. Like tourism, when it becomes a phenomenon, it ultimately degrades what it claims to admire. Lutherie is no exception—particularly guitar making in recent years.


In this context, adding another layer of virtuous discourse or greenwashing seems unnecessary, even counterproductive. Responsibility, for me, lies elsewhere: in the accuracy of choices, in overall coherence, in the ability to do less—but better.


It is precisely in this spirit that this guitar was conceived and built.


I know the TV Caster well. Beneath its seemingly basic appearance, it hides both treasures and traps. Thinking it is an easy guitar to build is a beginner’s mistake (or an engineer’s).



The foundations: classic and authentic



The body is made from European ash.


Nothing spectacular here—but certainly nothing approximate. When properly selected—fast-grown on the plains, well seasoned, carefully cut and worked—European ash offers exactly the combination I seek: clarity, rebound, solid low end, and an honest response to attack. It is a wood that does not cheat. It gives back exactly what you put into it, which is precisely why it is demanding.

European ash sits perfectly between ultra-light American swamp ash, which can lack bite, and American black ash, which is often too heavy but razor-sharp in the highs.


The neck is built in the workshop from American maple—and here I insist on the word American. No sycamore maple, no field maple, no reclaimed barn wood, however appealing that may sound to proponents of so-called virtuous short supply chains. The simple fact that I build only 10 to 20 guitars a year is in itself a virtuous act, regardless of the origin or rarity of the woods used.

American maple offers a density, stability, and sonic signature that make it, in my view, the reference wood for traditional “F-style” electric guitar necks. It behaves impeccably, works cleanly, and can be used flat-sawn without unnecessary reinforcements or carbon inserts—whose sonic fingerprint is always audible—provided one knows exactly what one is doing.

The only evolution I accept here is the discreet presence of a dual-action truss rod, allowing full control of neck relief.


The fingerboard is cut from a superb, dark, first-grade Indian rosewood.



Pickups: where everything happens



The pickups are handmade in the workshop, using American magnets, and designed specifically for this model. I do not see a pickup as a mere interchangeable component. It is an integral part of the instrument, just like the wood or the neck geometry.


The neck pickup features an exclusive Single Foil finish.


This is not a traditional Telecaster lipstick-style cover, but an extremely thin metallic foil—far thinner than anything commonly used. This seemingly minor detail has a direct impact on the sound: by bringing the magnets closer to the strings, attack, definition, and character are enhanced. The tone becomes crispier, more immediate, with a strong presence, while retaining real depth. Unlike a chromed Tele pickup cover, this silvered foil is non-magnetic and therefore does not interfere with string capture.


The result is a resolutely vintage character—but not a nostalgic one. A sound that evokes an era without attempting to clone it. Fender itself never truly explored this specific territory, which makes the approach all the more interesting to me. And I freely admit the pleasure I take in contemplating this piece, perfectly in place, whose aesthetic coherence aligns exactly with the style and era suggested by this guitar. One day, I will write about the close relationship between Earth’s magnetism and that of pickups—because it is, quite literally, the same phenomenon at work.



Hardware and details: the devil is always there



All other components follow a coherent vintage spirit, yet are selected with extreme care.


I deliberately keep my distance from approximate reproductions and low-grade parts widely available on major online platforms. A guitar may look vintage while being very far removed from it in behavior, durability, and musicality.


Each element is chosen for its mechanical accuracy, reliability, and sonic coherence. Nothing is random. There are as many boxes to tick in my specifications as there are parts in the guitar. Incidentally, do you know how many distinct elements go into building a TV Caster? Answer at the bottom of the page. 😉


Beyond the playful challenge, my point is simple: if one part is defective, the entire guitar is compromised. Each component represents a choice—and a responsibility.



Gulf Stream Green: extending the idea, not copying it



The Gulf Stream Green finish is undoubtedly the most visible element—but it is not there merely for visual effect.


This color is entirely original. It never existed in the historical brand’s catalog, and that is precisely what interested me. It perfectly matches the spirit of the model without ever slipping into imitation or quotation.


This, in essence, is my work:

starting from timeless classics and offering AAA-level interpretations that fully respect their DNA, while freeing them from industrial and digital constraints. Pushing the traditional boundaries to their maximum—without distortion, caricature, or betrayal.



Conclusion



In everything I undertake, I try to bring a new breath, a renewed impulse, avoiding self-copying—even when working with the old, the familiar, the already-seen. One might say I do too much; perhaps I do a lot. But I did not choose to become a luthier to do things halfway. Nor did I choose this path in order to obey.


This TV Caster Gulf Stream Green is neither a reissue nor a nostalgic interpretation.

It is a guitar conceived in detail, built slowly, with assumed choices—sometimes demanding, often invisible—but always in service of playability and sound.


A guitar for those who understand that tradition is not an end in itself, but a starting point.


Price

From €2,500 with an Allparts kit neck

€3,200 in the presented version with a boutique neck


Case not included.












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