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A Classic in Highland Green.

il y a 1 jour
4 min de lecture
La réplique qui n'en était pas une et qui n'existe pas en version originale.

Guitare électrique vert foncé sur fond blanc, manche brun et accastillage doré, avec le mot Classic sur la tête.

CLASSIQUE, MAIS PAS TOUT À FAIT Avec cette nouvelle guitare de la série « Classics », je poursuis la reprise des standards, au même titre que le feraient les musiciens ouvrant le Real Book, ou lorsqu’ils s’approprient provisoirement le répertoire ou la chanson d’un de leurs musiciens préférés.

L’exercice a toujours existé. Il est louable dans la mesure où l’auteur est cité, ou que la paternité est évidente, et que l’interprète ne se fait pas passer pour l’auteur.

Là où l’exercice devient délicieux, c’est lorsque, malgré les millions d’exemplaires ou d’interprétations proposées, originaux ou copies confondus, on arrive encore à surprendre, étonner, interpeller et intéresser un auditoire qui, il faut l’admettre, est lui aussi fasciné et attiré par le classicisme de la guitare traditionnelle

et dont la demande ne tarit pas, pour peu que la qualité ou le rapport qualité-prix soient au rendez-vous.

DU CLASSIQUE, DONC. MAIS LEQUEL ? Pour cette nouvelle pièce, j’ai recréé le Highland Green tel que je l’imaginais d’après les souvenirs que j’avais des Jaguar Type E ou de la Ford Mustang tenant le premier rôle ex-aequo dans le film Bullitt. Du classique, donc. Mais comme toujours, le but n’est pas de reproduire simplement ce qui existe déjà. D'ailleurs, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais à part mon modèle "The Blackrider" qui existe en 3 exemplaires quasiment identiques, j'essaye de ne jamais faire deux fois la même guitare.

Pour le corps, j’ai utilisé un Kit provenant des usines Nagano, au Japon. Une très belle pièce, indéniablement plus proche des originales des années 60 que la production standard actuelle, hors Custom Shop, de la maison mère.

Le manche est un manche boutique, entièrement réalisé à la main selon un modèle de Série L que j’avais à l’époque en observation à l’atelier.

La touche en palissandre premier choix, bien sombre et sur quartier, est de type

« curved» ou « veneer ». Elle est très fine et cintrée sur un manche en érable américain préalablement radiussé.

Les dots sont en « clay » originaux, tels qu’ils étaient créés chez Leo à l’époque. Ils font 6,35 mm de diamètre, car je respecte les conversions entre les mesures métriques et impériales.

RESPECTER L’ORIGINAL, SANS EN REPRODUIRE LES FAIBLESSES

Même si je tiens à rester proche des fabrications originales, je ne rechigne pas à utiliser des pièces modernes lorsque l’expérience montre certaines faiblesses.

Le truss-rod est donc de type double action, pour pouvoir contrôler le funeste back-bow, fatal à beaucoup de Strat anciennes.

En revanche, je tiens à garder la forme de l’écrou en croix typique des vieilles Strat, et de beaucoup de Strat actuelles réglables par le talon.


RÉGLAGE PAR LE TALON

Alors, on tient là un sujet de discussion assez récurrent, tellement il semble incohérent.

Pour régler le truss-rod d’une Strat ancienne, il faut obligatoirement démonter le manche, serrer ou desserrer l’écrou en anticipant la forme qu’aura le manche au final une fois les cordes remontées.

Ce n’est pas pratique du tout, mais pas insurmontable non plus.

Avec l’habitude et nos petites astuces d’atelier, on arrive à lire assez clairement la cambrure du manche pour réussir rapidement l’opération, sans avoir à renouveler la manœuvre plusieurs fois.

Mais en tant que musicien, il peut être rassurant de savoir que l’on peut intervenir sur le truss-rod beaucoup plus rapidement, et sans passer par l’établi, en cas de mouvement du manche à la suite de variations de température, d’hygrométrie ou de tirant.

C’est pourquoi, selon les versions que je propose de mes fabrications, traditionnelles ou modernes, j'installe parfois le réglage « à la Music-Man », par une molette accessible en bout de touche et réglable à l’aide d’une simple tige métallique.

Lorsque j’écris « à la Music-Man », je devrais tout aussi bien écrire « à la façon Eko ou Framus », puisque le principe se retrouvait déjà dans les années 60 sur ce genre de modèles.


DES MICROS QUI NE CHERCHENT PAS À FAIRE SEMBLANT

Pour les micros, j’ai opté pour une implantation des aimants flush-fit, c’est-à-dire alignés, sans étagement suivant le radius.

Cette implantation me permet des finitions de type « Single Foil », au design particulièrement marqué.

Comme toujours, ils sont fabriqués entièrement à l’atelier, bobinés à la main et composés d’aimants que je fais venir à grands frais des États-Unis.

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LE DÉTAIL EST AUSSI DANS CE QUI NE SE VOIT PAS

L’alternance des pièces chromées et dorées contribue à un rendu très haut de gamme, d’une grande élégance Le vibrato Fender, les pièces Gotoh gravées à la pointe de diamant, les mécaniques Kluson, la tête gravée à l’aide d’un procédé ancien : tout est là pour souligner le soin apporté à cette guitare unique et intemporelle.

Pour la partie électronique, tout est conforme au cahier des charges d’un instrument de qualité : potentiomètres CTS, sélecteur CRL, jack Pure Tone, condensateurs Mallory Mustard, câble épais Push-Back en tissu, et tout ce qui a pu faire de la marque de l’époque une référence mondiale en matière de guitares.

IL RESTE LE PLUS IMPORTANT

Voilà, tout est dit, ou presque.

Ne manque plus qu’un essai à l’atelier, sur notre ampli Hot Rod Deluxe, ou sur votre propre ampli si vous préférez l’apporter.

Il est très rare que nos guitares reviennent pour des raisons de SAV. Tout est fait, à la base, pour que tout fonctionne et que ces instruments soient stables et insensibles aux changements de saisons.

Ceci est dû en grande partie à l’utilisation de bois parfaitement secs, de techniques éprouvées depuis des décennies, de matériel testé et retesté, de techniques sans cesse améliorées, et de cette grande expérience des guitares que j’aime et que j’observe au quotidien depuis des dizaines d’années. Corps: Kit Nagano Aulne américain , finition PU Highland green Manche: Boutique érable canadien, touche palissandre indien premier choix, clay dots , truss-rod double action Micros: Boutique Patrice Blanc Single Foil Vibrato: Fender Mécaniques: Kluson single Line Accastillage: Gotoh Electronique: CTS, CRL, Pure Tone, Mallory Mustard Son poids: 3,5 Kg 3750,00 Euros avec Etui


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